Revoyez le document officiel publié le mercredi 4 avril 1973 par L'Écho de Frontenac lors de l'inauguration de la Polyvalente de Lac-Mégantic

POLYVALENTE MONTIGNAC

P pour polyvalente, P pour père, P pour professeur

M pour Montignac, M pour mère, M pour maison parce que l’école est le prolongement normal de la famille.

Voyez ce P qui enveloppe l’élève d’un bras paternel Voyez ce P, penché sur la promesse que représente tout élève, rappeler sans équivoque que la personne est au cœur de la mission de l’école ; mission dont le but est de développer l’esprit, le cœur et le corps.

Les rayons représentent l’épanouissement que l’on trouve dans et par la connaissance. Tantôt, ils convergent vers l’élève qui construit son patrimoine ; tantôt, ils réfléchissent la lumière qui l’habite parce que dans toute connaissance, il y a le souci de l’autre.

La carrure athlétique du M rappelle l’idéal visé : une âme saine dans un corps sain.

Le pupitre sur lequel on pose les mains souligne la nécessité de l’effort tant intellectuel que manuel puisqu’il faut d’abord s’y arrêter et ensuite consentir à se pencher sur la tâche à accomplir si l’on veut RÉUSSIR.

Sous le M, l’alternance des lignes noires et des lignes blanches suggère un clavier, une peinture moderne, une entrée de salle de spectacle ou même un vitrail ; bref, les arts et la culture comme piliers de toute civilisation.

À la fin de la 5e secondaire, le P libérera l’élève de son étreinte toute paternelle, se déroulera comme un tapis rouge pour lui indiquer le chemin de la vie « devant soi ».

MONTIGNAC

Il y a dans le Périgord un petit bourg pas même moitié gros comme Lac-Mégantic. Il a comme nom Montignac. On y trouve ni château-fort en ruines, ni cathédrale, romane ou gothique, ni vestiges d’une quelconque occupation romaine ou barbare.

On passerait son chemin aux carrefours des routes qui y conduisent si en 1940, au hasard d’une randonnée, des promeneurs n’avaient découvert dans son voisinage des grottes assez vastes, les grottes maintenant dites de Lascaux et, sur les parois de ces grottes, des peintures d’un réalisme saisissant datant de 17 000 ans.

Parmi la poignée d’immigrants amenés de France sur le pourtour du lac Mégantic par la Compagnie nantaise à la fin du siècle dernier, y en avait-il un qui venait de Montignac ou des alentours ? Probablement pas car ce nom apparaît dans des documents dès 1877, soit une dizaine d’années avant l’arrivée de ces immigrants.

La première mention qui en est faite par le premier maître de poste de ce qui est aujourd’hui Lac-Mégantic, le capitaine J.S. Wilson.

Dans une lettre reproduite par Leonard S. Channel dans History of Compton county, le capitaine Wilson raconte que peu après son arrivée, le bureau de poste, et par le fait même l’agglomération qu’il desservait, a reçu le nom de Montignac. Il a gardé ce nom très brièvement le propriétaire du terrain où il avait été construit, Dominique Morin, s’en est offusqué et le bureau de poste a reçu le nom de Morinville qu’il a conservé jusqu’à l’incorporation municipale du village d’Agnès en 1885.

Le mystère de l’origine du nom reste donc entier. Sa clé est peut-être dans les archives de la Société Canadienne des postes.

 

Revoyez le document officiel publié le mercredi 4 avril 1973 par L'Écho de Frontenac lors de l'inauguration de la Polyvalente de Lac-Mégantic