L’élève : un apprenant intéressé et actif

 

En géographie, l’élève étudie les organisations territoriales à partir de ce qu’il connaît, observe et perçoit du monde.

Il cherche à répondre aux questions qu’il se pose en se référant à des ressources variées et en utilisant des techniques

propres à la discipline2. Il fait preuve d’ouverture d’esprit tant à l’égard des personnes que des idées nouvelles. Il établit

des liens entre ce qu’il sait déjà et ce qu’il découvre :

il construit ainsi ses nouveaux savoirs en géographie. Il expérimente des stratégies de recherche qui lui permettent

de comprendre une organisation territoriale, des enjeux qui s’y rattachent et des réalités d’ordre planétaire.

Dans la classe de géographie, l’élève interagit avec ses pairs et l’enseignant; il partage ses découvertes et ses expériences.

Son travail se fait tantôt sur une base individuelle, tantôt en équipe, et il bénéficie du soutien de l’enseignant.

Dans l’exercice de ses compétences, l’élève est constamment invité à communiquer ses interrogations et le fruit

de ses travaux de recherche et d’analyse. Il peut le faire oralement ou par écrit et, dans tous les cas, il est invité à

faire montre de rigueur et de clarté.

 

L’enseignant : un guide et un médiateur

 

L’enseignant de géographie amène l’élève à découvrir le plaisir d’apprendre et l’invite à partager sa passion de la

discipline tout en l’incitant à la rigueur et à la cohérence.  Son rôle consiste à guider l’élève : il orchestre la découverte

et l’exploration des réalités territoriales et des problèmes que soulève l’utilisation de l’espace par une

société. Il agit comme médiateur entre les savoirs et l’élève, qu’il amène à s’engager dans un processus de

construction de savoirs. Il prévoit des mises en situation qui permettent à l’élève de s’approprier les principaux

outils de la discipline. Dans la transposition didactique qu’il fait du programme, il diversifie ses pratiques et ses approches

afin de respecter les divers types d’apprenants et les différents styles d’apprentissage. Il se préoccupe du développement

des stratégies cognitives et métacognitives de l’élève. Il fait en sorte que ce dernier s’engage dans un

processus de construction de sens en favorisant la discussion, l’échange et la confrontation des opinions et en suscitant

l’expression des sentiments et des émotions. Il l’aide à clarifier sa pensée et à formuler des idées.

 

La classe : un environnement

riche et stimulant

 

L’enseignant est également responsable de la mise en place d’un climat de classe stimulant, ce qui implique l’accessibilité

à un ensemble de ressources. Les ressources utiles au développement des compétences en géographie sont

extrêmement variées : musées, centres d’interprétation, entreprises, cartes, plans, témoignages, documents iconographiques,

patrimoniaux, audiovisuels, etc. Elles peuvent se retrouver dans l’environnement immédiat de l’élève –

bibliothèque, classe multimédia, ressources de la communauté – ou nécessiter des sorties éducatives. La disponibilité

des ressources implique que l’élève recourt aux technologies de l’information et de la communication à

la fois comme outil de recherche et comme support de ses productions.

 

Des situations d’apprentissage

et d’évaluation signifiantes, ouvertes

et complexes

 

Les situations d’apprentissage et d’évaluation en géographie doivent être variées, signifiantes, ouvertes et complexes,

et représenter pour l’élève un défi à sa mesure.  Une situation d’apprentissage et d’évaluation est signifiante

quand l’élève perçoit des liens qui existent entre les apprentissages réalisés et leurs utilisations ultérieures.

Ainsi, l’étude des réalités territoriales prend tout son sens pour l’élève quand il réalise que cela lui donne accès à

une meilleure compréhension du monde actuel. Elle sera d’autant plus signifiante si elle fait référence à des questions

d’actualité, à des préoccupations sociales ou à un réel problème d’utilisation de l’espace. Elle est ouverte dans la

mesure où elle permet à l’élève d’explorer plusieurs pistes de solution plutôt que d’appeler une seule solution et une

seule réponse, comporte des tâches variées, favorise l’utilisation de différents médias de recherche et peut donner

lieu à différents types de productions. Une situation d’apprentissage et d’évaluation est complexe

pour autant qu’elle mobilise un ensemble de ressources, de savoirs et de savoir-agir tout en permettant leur articulation.

Elle nécessite, entre autres, de la recherche, une analyse et une sélection des données. Elle fait appel à un

raisonnement en géographie qui requiert la mise en relation de plusieurs échelles d’analyse. Elle suppose des capacités

de questionnement, d’analyse, de jugement critiqueet de synthèse.

Elle permet le développement des trois compétences disciplinaires, fait appel à diverses compétences

transversales et permet d’établir des liens avec les domaines généraux de formation et d’autres domaines

d’apprentissage.

 

Une évaluation adaptée

 

L’élève n’apprend pas pour être évalué : il s’évalue et il est évalué pour mieux apprendre. L’évaluation sert à apprécier

son cheminement en cours d’apprentissage et à rendre compte du niveau de développement de ses compétences

à la fin du cycle.

En cours d’apprentissage, l’évaluation fournit à l’élève une rétroaction sur ses processus, ses productions, ses forces

et ses difficultés. Il est possible que l’élève développe l’une ou l’autre des composantes d’une compétence. L’évaluation

peut ainsi porter, dans une perspective d’aide à l’apprentissage, sur des tâches spécifiques liées à ces

composantes. Un élève pourrait, par exemple, décoder un paysage sans faire toute la lecture de l’organisation territoriale.

Cependant, il est essentiel qu’il en arrive progressivement à s’engager dans des situations d’apprentissage

et d’évaluation qui portent sur l’ensemble de la compétence, voire sur plus d’une compétence.

L’évaluation en fin de cycle constitue un acte professionnel de première importance qui s’appuie sur le jugement

de l’enseignant. Tout en tenant compte de l’évaluation en cours d’apprentissage et sans constituer un simple cumul

de données, l’évaluation en fin de cycle dresse le bilan du développement des compétences disciplinaires et transversales.

L’élève est alors placé dans des situations complexes et contextualisées où il peut démontrer le niveau

d’atteinte de ses compétences et le degré d’efficacité avec lequel il parvient à mobiliser des connaissances, des attitudes,

des stratégies et des habiletés.

Tant en cours d’apprentissage qu’à la fin du cycle, l’évaluation des apprentissages en géographie tient compte de

l’utilisation par l’élève des langages géographique et cartographique3. Les productions attendues de l’élève

peuvent prendre différentes formes, par exemple une maquette, un exposé oral, un journal de bord, un débat.

Elles sont accompagnées de supports variés comme des textes, des cartes, des croquis, un support numérique.

Il importe enfin de rappeler que la validité de l’évaluation, en cours d’apprentissage comme en fin de cycle, repose

sur la qualité de l’information recueillie et sur l’emploi d’une instrumentation adéquate : observation directe, autoévaluation,

grille de progression, évaluation par les pairs, portfolio, journal de bord, présentation orale ou écrite, etc.

À cet égard, le recours aux technologies de l’information et de la communication constitue un atout précieux soit

pour découvrir de nouveaux instruments, soit pour soutenir l’ensemble de la démarche d’évaluation.