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Historique

POLYVALENTE MONTIGNAC

P pour polyvalente, P pour père, P pour professeur

M pour Montignac, M pour mère, M pour maison parce que l’école est le prolongement normal de la famille.

Voyez ce P qui enveloppe l’élève d’un bras paternel Voyez ce P, penché sur la promesse que représente tout élève, rappeler sans équivoque que la personne est au cœur de la mission de l’école ; mission dont le but est de développer l’esprit, le cœur et le corps.

Les rayons représentent l’épanouissement que l’on trouve dans et par la connaissance. Tantôt, ils convergent vers l’élève qui construit son patrimoine ; tantôt, ils réfléchissent la lumière qui l’habite parce que dans toute connaissance, il y a le souci de l’autre.

La carrure athlétique du M rappelle l’idéal visé : une âme saine dans un corps sain.

Le pupitre sur lequel on pose les mains souligne la nécessité de l’effort tant intellectuel que manuel puisqu’il faut d’abord s’y arrêter et ensuite consentir à se pencher sur la tâche à accomplir si l’on veut RÉUSSIR.

Sous le M, l’alternance des lignes noires et des lignes blanches suggère un clavier, une peinture moderne, une entrée de salle de spectacle ou même un vitrail ; bref, les arts et la culture comme piliers de toute civilisation.

À la fin de la 5e secondaire, le P libérera l’élève de son étreinte toute paternelle, se déroulera comme un tapis rouge pour lui indiquer le chemin de la vie « devant soi ».

Revoyez le document officiel publié le mercredi 4 avril 1973 par L’Écho de Frontenac lors de l’inauguration de la Polyvalente de Lac-Mégantic

Archives de l'Écho de Frontenac

Montignac, Origine

La Polyvalente Montignac, notre école d’ordre secondaire, ouvre ses portes en 1972 et y accueille des élèves de 16 municipalités de la région de Mégantic.

Pour justifier l’appellation Montignac, il faut oser le mot correspondance, oser tisser les liens qui nourrissent le sens car les archives sont presque muettes.

L’associer à une petite ville du même nom située dans le Périgord en France, c’est accepter de fouiller dans ses racines, de descendre dans les grottes préhistoriques de Lescaux découvertes en 1940 par quatre (4) adolescents. Ils sont les premiers à s’émerveiller devant les gravures et peintures rupestres datant de 17 000 à 19 000 ans.

Ces hommes ont laissé des traces pour la suite du monde. Ce souci de communication entre hommes et ce rapport entre la matière et l’être appartiennent aussi à l’école, cet antre d’où le corps et l’esprit doivent émerger. ‘’On ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes.’’

Mais d’un point de vue plus prosaïque, souvenons-nous que Lac-Mégantic et son bureau de poste ont porté le nom de Montignac avant de s’appeler Morinville et, en 1985, village et bureau de poste d’Agnès. Quel heureux hasard! À l’époque de la Renaissance, ce sont les étudiants qui ont inventé la poste. Au-delà des frontières, de ville en ville, d’une université à l’autre, ils faisaient circuler l’information et la connaissance. L’école comme la poste, est d’abord un lieu ou l’on va avant d’être un lieu d’où l’on vient. Par monts et par vaux, le pèlerin et l’étudiant partagent le même sentier, celui de la terre aux étoiles. A la tête du lac, on fouille le sol; sur la montagne, on scrute le ciel et à la polyvalente, le voyageur fébrile se trace un chemin entre les deux.

Parmi la poignée d’immigrants amenés de France sur le pourtour du lac Mégantic par la Compagnie nantaise à la fin du siècle dernier, y en avait-il un du groupe qui venait de Montignac ou des alentours ? Probablement pas car ce nom apparaît dans des documents dès 1877, soit une dizaine d’années avant l’arrivée de ces immigrants.

La première mention qui est faite par le premier maître de poste de ce qui est aujourd’hui Lac-Mégantic, le capitaine J.S. Wilson.

Dans une lettre reproduite par Leonard S. Channel dans History of Compton County, le capitaine Wilson raconte que peu après son arrivée, le bureau de poste, et par le fait même l’agglomération qu’il desservait, a reçu le nom de Montignac. Il a gardé ce nom très brièvement car le propriétaire du terrain où il avait été construit, Dominique Morin, s’en est offusqué et le bureau de poste a reçu le nom de Morinville. Le nom de Morinville fut conservé jusqu’à l’incorporation municipale du village d’Agnès en 1885.

Le mystère de l’origine du nom reste donc entier. Sa clé est peut-être dans les archives de la Société Canadienne des postes.

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